Het esch Pfifferdaj ! (par Mathilde)
Si pour toi aussi l’été terminé est synonyme de rentrée non méritée, que tu accueilles le mois de septembre en robe de chambre comme une belle mère adorée à qui tu claquerais volontiers la porte au nez, que ton ciel est gris, te pèse et t’enferme dans une trop petite marmite, alors mets des ressorts, prend ton essor, en un mot ; SORS .
Et que du marmiton le ton détonne puis s’envole loin d’un son de casserole mais plus proche du songe d’une hyperbole ou au moins jusqu’à la parabole, la plus saine, celle avec les 99999999 chaînes, internet, 2 ou 3 minettes, téléphone illimité, buffet à volonté et tout frais payé.
Viens, ou reviens, non, n’aies pas peur gamin, ce n’est pas le tueur de voisin !
Ce 1er dimanche est bien pour les merlins, ceux qui perlimpinpin ou bien, avec ou sans Joe Dassin s’émerveillent même à la fin de l’été indien, ceux qui sont prêts à pénétrer dans un rêve éveillé sans praticien, ceux qui sautent à travers les temps, le temps pluvieux, le temporel, le t’en fait pas, le tant pis ou le tant mieux, et tant qu’à faire le temps de la Fête des Ménétriers.
Ceci dit et pour ceux qui n’auraient pas tout saisi, la fête des ménétriers (Pfifferdaj) se célèbre chaque premier dimanche de septembre à Ribeauvillé.
Elle est née d’une légende médiévale selon laquelle un ménétrier put réparer son instrument grâce à la générosité du Seigneur de Ribeaupierre. Depuis lors, les ménétriers se réunissent tous les ans pour fêter et remercier leur suzerain.
Aujourd’hui encore, les habitants de Ribeauvillé lui font honneur et descendent la Grand’ Rue de leur ville vêtus de costumes toujours plus somptueux et plus insolites, à pied ou transporté par un char sorti tout droit d’un univers fantastique.
Le thème de cet épatant cortège varie et met aussi bien en scène les ‘Mythes et légendes du Moyen-âge’ que les ‘Inventions de Léonard de Vinci’.
Les participants imaginent et façonnent ensuite leurs propres créations, tout au long de l’été, afin d’offrir aux spectateurs une représentation plus inédite d’année en année.


